Un vent de changement souffle sur le Togo après un rassemblement autorisé à Lomé

Un vent de changement souffle sur le Togo après un rassemblement autorisé à Lomé

Le paysage politique au Togo connaît-il un frémissement inédit ? Après plusieurs années marquées par un verrouillage des libertés publiques, l’opposition a pu organiser un rassemblement à Lomé. Ce meeting, dûment autorisé par le gouvernement, pose une question fondamentale : assiste-t-on à une réelle ouverture politique au Togo ou s’agit-il simplement d’un répit temporaire ?

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Par le passé (comme ici en 2017), des manifestations contre le pouvoir en place au Togo ont été réprimées puis interdites<span class="copyright">Ange Obafemi/MAXPPP/dpa/picture alliance</span> » decoding= »async » data-nimg= »fill » class= »object-cover object-center » style= »position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;color:transparent » src= »https://s.yimg.com/ny/api/res/1.2/ZlJiR8taHByt6MHEpK3zkA–/YXBwaWQ9aGlnaGxhbmRlcjt3PTEyNDI7aD02OTk7Y2Y9d2VicA–/https://media.zenfs.com/fr/deutsche_welle_fr_953/0f3a4d6a979af29e0e5846723aa7a349″></div></figure><h3>Le rassemblement du CNCC à Lomé</h3><p>Ce samedi, des centaines de citoyens se sont réunis pour la première sortie officielle du <strong>Cadre national de concertation pour le changement</strong> (CNCC). Cette nouvelle coalition regroupe quatre partis de l’opposition ainsi que diverses organisations de la société civile.</p><p><strong>David Dosseh</strong>, membre du <strong>Front citoyen Togo debout</strong> et l’un des initiateurs du mouvement, a exprimé les attentes des manifestants : <em>« Nous réclamons une transformation profonde de la gouvernance. Le Togo fait face à une corruption endémique et à un délabrement des services sociaux de base. C’est un pays qui stagne et qui ne répond plus aux aspirations de son peuple »</em>.</p><p>Il a également souligné que, par le passé, des motifs jugés infondés étaient systématiquement invoqués pour interdire les manifestations pacifiques. Malgré ces pressions, les acteurs du changement affirment qu’ils ne cesseront pas leurs activités.</p><h3>Un signe d’apaisement à confirmer</h3><p>Faut-il interpréter cette autorisation comme un véritable changement de cap de la part des autorités ? <strong>Paul Amégankpo</strong>, analyste politique et directeur de l’<strong>Institut togolais Tamberma pour la gouvernance</strong>, appelle toutefois à la retenue.</p><p><em>« Bien que la tenue de cette marche pacifique le 9 mai 2026 à <strong>Lomé</strong> soit un signal positif, il convient de rester prudent »</em>, analyse le chercheur. Selon lui, ce geste ne garantit pas encore une volonté durable du gouvernement de lever définitivement les restrictions sur les libertés de manifestation et d’association.</p><p>Pour <strong>Paul Amégankpo</strong>, la confirmation d’une tendance démocratique nécessitera d’autres preuves concrètes d’ouverture dans les semaines à venir. Pour l’instant, les sollicitations auprès du gouvernement pour obtenir une réaction officielle n’ont pas abouti.</p><p>L’avenir dira si cette manifestation constitue le premier jalon d’un renouveau démocratique ou si elle restera un événement isolé dans un climat politique qui demeure fragile.</p><p class=Par Madeleine Mboua — Reporter

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