yam’na : les mines et le rail gabonais misent sur les jeunes talents pour l’avenir industriel

Un programme qui dépasse la simple bourse d’études
Depuis son lancement en 2024 sous l’impulsion d’Eramet Comilog dans le cadre de sa stratégie « Act for Positive Mining », le programme Yam’NA a déjà permis à près d’une cinquantaine de jeunes Gabonais d’accéder à des formations supérieures locales. Cette année, l’arrivée de SETRAG comme partenaire renforce l’envergure du dispositif, en associant deux piliers essentiels de l’économie gabonaise : l’industrie minière et le transport ferroviaire.
L’objectif ? Investir dans le capital humain local pour accompagner la transformation industrielle du pays sur le long terme. Les cinquante nouveaux bénéficiaires de bourses pourront ainsi se former dans des secteurs stratégiques comme la métallurgie, la sidérurgie, la chimie industrielle ou encore l’agroforesterie, des domaines identifiés comme prioritaires pour l’avenir du Gabon.
Former pour transformer : une rupture avec les modèles traditionnels
Longtemps, les pays africains se sont contentés d’exporter leurs matières premières tout en important les compétences nécessaires à leur transformation. Le Gabon entend désormais inverser cette tendance. En ciblant des filières techniques et industrielles directement liées aux ressources locales, Yam’NA prépare une génération d’ingénieurs, de techniciens et de spécialistes capables de valoriser le manganèse, le fer ou encore le bois gabonais.
Cette vision s’inscrit dans un contexte mondial où la compétition pour les minerais stratégiques s’intensifie. Posséder des ressources ne suffit plus ; il faut désormais maîtriser leur transformation sur place pour en capter la valeur ajoutée. Le programme se positionne ainsi comme un levier de souveraineté économique, en alignant les formations sur les besoins réels de l’industrie.
Un partenariat aux racines profondes dans l’économie gabonaise
Eramet Comilog, premier employeur privé du Haut-Ogooué avec près de 3 500 emplois directs, et SETRAG, qui gère les 648 kilomètres du Transgabonais, sont deux acteurs majeurs de l’économie gabonaise. Leur collaboration dans le cadre de Yam’NA illustre une approche intégrée du développement, où l’industrie et les infrastructures se renforcent mutuellement pour soutenir l’emploi local et l’innovation.
Les bourses sont accessibles aux jeunes Gabonais de moins de 25 ans, titulaires du baccalauréat obtenu au premier tour, et souhaitant poursuivre des études supérieures dans des filières techniques ou environnementales. Les candidatures sont ouvertes du 8 au 28 juillet 2026, via une plateforme dédiée.
Anticiper les défis de l’industrie de demain
Le Gabon n’est pas seul dans cette course aux compétences. Face à la transition énergétique et aux mutations industrielles, les pays producteurs doivent désormais miser sur leur jeunesse pour rester compétitifs. Yam’NA incarne cette ambition : former aujourd’hui les talents qui construiront les industries de demain.
En ciblant des secteurs comme l’économie verte ou les procédés industriels, le programme prépare une main-d’œuvre qualifiée, prête à relever les défis de la transformation locale. Une stratégie qui pourrait bien servir d’exemple pour d’autres nations africaines engagées dans une démarche similaire de développement endogène.