À l’été 2024, après avoir quitté la Juventus à l’issue de son contrat, Adrien Rabiot a connu une période d’incertitude quant à son avenir professionnel. Contre toute attente, l’international français, formé au Paris Saint-Germain, a choisi de rejoindre l’Olympique de Marseille (OM), plutôt que d’opter pour d’autres destinations prestigieuses qui s’offraient à lui.

Adrien Rabiot en action avec l'OM

Cette décision a d’autant plus surpris que le club marseillais ne participait alors à aucune compétition européenne. Pourtant, c’est bien vers Marseille que le milieu de terrain a finalement dirigé ses pas, après avoir envisagé plusieurs options, dont certaines parmi les plus alléchantes du football européen.

Le Real Madrid, une opportunité manquée ?

Lors de la Coupe du monde 2024, alors que Adrien Rabiot brillait avec l’équipe de France, un média espagnol a révélé l’intérêt marqué de Carlo Ancelotti, alors entraîneur du Real Madrid, pour le joueur. Selon les propos rapportés, le technicien italien aurait souhaité intégrer le Français à son effectif, mais Rabiot a finalement choisi une autre voie. Ce revirement a suscité de nombreuses interrogations, d’autant que le club espagnol représente souvent une destination de rêve pour les footballeurs de haut niveau.

Malgré cette opportunité en or, le milieu de terrain a donc privilégié un projet sportif différent, confirmant ainsi son attachement à un parcours professionnel plus atypique.

« J’y vais au culot » : la signature surprise de Rabiot

Derrière cette signature inattendue se cache une anecdote révélatrice. C’est Medhi Benatia, alors directeur du football de l’OM, qui a joué un rôle clé dans ce transfert. Dans un entretien, il a détaillé la manière dont il a convaincu Adrien Rabiot de rejoindre le club phocéen :

« Adrien, quand je le ramène, le mercato est fermé et on peut faire un joker. Parce qu’il était libre à ce moment-là, il n’avait pas prolongé avec la Juve. Il avait l’embarras du choix, pour X ou Y raisons, il n’est pas tombé d’accord. Moi, j’avais suivi tout le mercato, où est-ce qu’il allait, etc. Et écoutes, j’y vais au culot. (…) Quand tu connais Adri, c’est un passionné de football, c’est un mec qui donne tout. Donc moi, quand je l’appelle, je me dis au pire il me dit non, j’ai rien à perdre. Par contre, si ça marche… Et là, il me rappelle 24 heures après. Je lui dis : “Adri, mon gros, je t’avais donné 48 heures, pas 24 heures. T’es sûr que t’as bien réfléchi ?” Il me dit : “Non, non, j’ai réfléchi. Je vais te donner le numéro de la maman, appelle-la et tu peux commencer.” Je dis : “T’inquiètes pas, j’ai déjà tout. Je veux juste que tu me dises si…” Il me dit : “Non, c’est bon, moi, c’est comment tu m’as parlé football. C’est bon, je veux venir.” »

Cette signature audacieuse a marqué un tournant dans la carrière de Adrien Rabiot, qui a préféré miser sur une aventure humaine et sportive plutôt que sur un projet purement sportif ou financier.