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Lors de leur première séance plénière dédiée aux questions orales au Palais Léon Mba, les députés de la 14ᵉ législature ont vu émerger un événement politique d’envergure : la tenue du Congrès du Parlement gabonais, programmé pour le 15 juin 2026. Cette date charnière, rappelée avec insistance par Michel Régis Onanga M. Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, a immédiatement concentré l’attention de l’hémicycle, notamment lors de son échange direct avec Hermann Immongault, vice-président du Gouvernement.

Ce rassemblement des deux chambres législatives n’est pas anodin : il constitue une étape constitutionnelle majeure pour le Gabon. Réunissant députés et sénateurs, le Congrès offrira une tribune solennelle à Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République, pour prononcer son discours annuel sur l’état de la Nation. Un exercice prévu par les textes fondamentaux du pays, où le chef de l’État expose la situation nationale sans possibilité de débat.

Les dispositions de la Constitution gabonaise encadrent strictement cette communication : « Le Président de la République communique avec chaque Chambre du Parlement par des messages lus par le président de la Chambre concernée. À sa demande, il peut s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès. Ces communications ne donnent lieu à aucun débat. » Cette procédure, à la fois symbolique et institutionnelle, renforce le lien entre les pouvoirs exécutif et législatif.

Un calendrier parlementaire sous haute tension

L’annonce de ce Congrès impose un rythme accéléré aux travaux législatifs. Michel Régis Onanga M. Ndiaye a d’ailleurs exhorté le Gouvernement à finaliser sans délai les projets de loi en suspens avant la clôture de la session parlementaire. Chaque instant compte désormais pour les élus, sortis d’une Conférence des présidents où les priorités ont été définies.

Les réformes économiques, comme la restructuration de La Poste S.A. ou l’interdiction d’exporter du manganèse brut sous sa forme non transformée, ainsi que les mesures sociales urgentes — notamment la distribution des cartes nationales d’identité — doivent être adoptées dans les délais impartis. Les députés savent que l’enjeu est double : honorer les obligations constitutionnelles tout en répondant aux attentes des citoyens avant le grand rendez-vous du 15 juin.