Le Paris Saint-Germain aborde son choc contre Lens avec une sérénité absolue. Pour Luis Enrique, le club de la capitale est désormais « champion à 99,9 % ». Après un succès précieux face à Brest, les Parisiens possèdent une avance confortable de six points et une différence de buts largement supérieure à celle de leur dauphin. Même un revers au Stade Bollaert-Delelis ne remettrait pas en cause l’issue du championnat.
Désormais, l’attention du staff technique est focalisée sur une date unique : le 30 mai. C’est à ce moment que le Paris Saint-Germain affrontera Arsenal pour tenter de décrocher la prestigieuse Ligue des champions. Ce déplacement dans le Nord fait donc office de répétition générale, permettant de peaufiner les derniers réglages collectifs et de préserver l’intégrité physique des troupes.
Une gestion minutieuse du temps de jeu
L’entraîneur espagnol ne s’en cache pas, sa priorité absolue est de « gérer la charge des minutes ». Lors de la qualification obtenue à Munich, une grande partie des titulaires n’affichait pas un temps de jeu excessif en championnat cette saison. Cette stratégie de rotation devrait se poursuivre face aux Sang et Or. Luis Enrique souhaite que ses joueurs arrivent dans une condition physique et mentale optimale pour le grand rendez-vous européen.
Certains cadres comme Marquinhos ou Fabian Ruiz, très sollicités récemment, pourraient être préservés. À l’inverse, des éléments ayant besoin de rythme pourraient bénéficier de temps de jeu pour rester compétitifs. Comme le souligne Désiré Doué, une finale européenne reste un événement « vraiment à part », sans commune mesure avec les joutes habituelles de la Ligue 1.
Des expérimentations tactiques à confirmer
Ce match est aussi l’occasion de valider des choix tactiques audacieux. Lucas Beraldo semble s’installer durablement dans un rôle de sentinelle devant la défense, une position déjà testée avec succès lors des entrées en jeu à Liverpool et Munich. Une autre satisfaction concerne le jeune Senny Mayulu, utilisé avec brio dans le couloir droit de la défense.
Selon son entraîneur, Senny Mayulu possède le « moteur » nécessaire pour évoluer à ce poste, à l’image d’Achraf Hakimi ou de Warren Zaïre-Emery. Ses prestations contre Lorient et Brest ont convaincu, et le titi parisien pourrait bien représenter une alternative crédible en cas de besoin pour la finale du 30 mai.
Du côté du RC Lens, l’heure n’est plus aux calculs pour le titre. Pierre Sage a déjà validé la deuxième place de son équipe et se projette désormais vers la finale de la Coupe de France contre Nice. L’entraîneur lensois reconnaît d’ailleurs la supériorité de son futur adversaire : « Bravo à eux, ils ont réussi à gagner un autre titre et sûrement une deuxième Ligue des champions. »