Prêt à agir : la MONUSCO confirme son appui aux mécanismes de paix dans l’Est de la RDC
Alors que les tensions persistent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, sous l’emprise de l’AFC/M23, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a réitéré sa volonté de jouer un rôle actif dans la consolidation des processus de paix en cours. Ces initiatives, incluant l’Accord de Washington et le processus de Doha soutenu par l’Union africaine, visent à rétablir la stabilité dans cette région tourmentée.
Un engagement renforcé face à la crise
Lors d’un entretien décisif avec le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale et des anciens Combattants, Guy Kabombo, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MONUSCO, James Swan, a confirmé la préparation de son institution à appuyer les missions de monitoring du cessez-le-feu.
« Depuis décembre 2025, à la suite de la résolution 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, nous avons reçu un nouveau mandat visant à appuyer le mécanisme de monitoring et de vérification du cessez-le-feu. Nous avons évoqué les efforts que nous déployons pour mettre en œuvre ce mandat ainsi que la manière dont nous souhaitons collaborer avec le ministère de la Défense nationale et des anciens Combattants afin d’atteindre les objectifs liés au mandat de la MONUSCO », a déclaré le chef de la mission onusienne.
James Swan a précisé que la MONUSCO avait déjà renforcé les capacités opérationnelles et logistiques du Mécanisme conjoint de vérification renforcé (MCVR+), en lien avec son appui aux efforts régionaux de promotion de la paix.
Une préparation opérationnelle confirmée
La MONUSCO s’est dite prête à intervenir dès que les sites de vérification du cessez-le-feu seront officiellement désignés. James Swan a indiqué que son équipe avait déjà entamé la planification logistique et sécuritaire nécessaire pour soutenir les missions sur ces sites.
« La MONUSCO a déjà contribué à la mise en œuvre du Mécanisme conjoint de vérification Plus (MCVE+). Selon notre mandat, nous avons la responsabilité d’appuyer sur le plan logistique, mais aussi avec l’encadrement sécuritaire les activités du Mécanisme conjoint de vérification Plus (MCVE+). Nous avons fourni un appui logistique et nous sommes prêts. Dès que le mécanisme décide des sites à visiter, nous interviendrons immédiatement », a assuré le responsable onusien.
Renforcer la synergie entre acteurs
L’entretien a également permis d’aborder d’autres aspects clés du mandat de la MONUSCO. James Swan a souligné l’importance d’une collaboration étroite entre son institution, les autorités congolaises et les Forces armées de la RDC (FARDC).
« La MONUSCO entretient une étroite collaboration avec le ministère de la Défense nationale et d’anciens combattants ainsi qu’avec les autorités de la RDC. Avec plus de 8 000 militaires, nous travaillons en partenariat étroit avec les FARDC, notamment dans le Grand Nord et en Ituri. Nous avons rappelé nos principaux mandats : protection des civils, désarmement, démobilisation et réintégration des groupes armés, ainsi que notre appui à la réforme du secteur de la sécurité », a expliqué le chef de la mission.
Un contexte international sous haute surveillance
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par des appels pressants de partenaires internationaux, notamment après la réunion d’évaluation de l’Accord de Washington à Londres et les discussions au Conseil de sécurité des Nations unies. Ces instances ont insisté sur la nécessité d’un déploiement urgent de la première mission de vérification du cessez-le-feu dans l’Est de la RDC.
À l’issue de ces discussions, la RDC et le Rwanda ont réaffirmé leur engagement à accélérer la mise en œuvre des accords conclus. Selon le communiqué final, les deux pays ont convenu de « demander l’ajustement du mandat de l’EJVM+ (Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus) afin d’y inclure la vérification des engagements pris dans le cadre des Accords de Washington ». Ils se sont également engagés à « appuyer le déploiement rapide de l’EJVM+ pour entreprendre sa première mission de vérification » et à « créer des conditions politiques et sécuritaires propices aux processus de vérification conjointe ».
Conformément à la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, la MONUSCO est autorisée à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent. Son appui technique et logistique au Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (EJVM+), via la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), s’inscrit dans cette dynamique.
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