Au Niger, le général Abdourahamane Tiani, à la tête du pouvoir depuis le putsch de juillet 2023, a procédé à un remaniement militaire d’ampleur. Par un décret rendu public le 11 septembre 2026, il a nommé le général de brigade Mamane Sani Kiaou au poste de chef d’état-major des Armées. Cette décision intervient deux semaines après une tentative de mutinerie qui a secoué la capitale Niamey.

Un changement à la tête des armées nigériennes

Le général Kiaou succède au général Moussa Salaou Barmou, dont les raisons du départ n’ont pas été précisées dans le communiqué officiel diffusé à la télévision publique. Jusqu’à cette nomination, Mamane Sani Kiaou occupait les fonctions de chef d’état-major de l’armée de Terre. Ce remaniement militaire au Niger marque un tournant dans la hiérarchie des forces armées.

Présenté par son entourage comme un « homme de terrain aguerri », le nouveau chef d’état-major s’est illustré dans la lutte contre les groupes jihadistes, notamment dans les régions de Tillabéri et de Diffa. Il a aussi joué un rôle clé dans les négociations ayant conduit au retrait des forces françaises et américaines du Niger après le coup d’État de juillet 2023.

Une tournée pour restaurer la cohésion

Selon les médias officiels nigériens, le général Kiaou venait tout juste d’achever une tournée des principales garnisons du pays. Objectif affiché : « ramener la cohésion au sein des soldats ». Cette initiative s’inscrit dans un contexte de tensions internes, après les affrontements de fin août 2026 qui ont touché plusieurs sites sensibles de Niamey, dont la présidence, l’aéroport international et une base militaire voisine.

Les autorités nigériennes avaient annoncé avoir déjoué cette tentative de mutinerie. Depuis le renversement du président élu Mohamed Bazoum, toujours détenu, le général Tiani dirige le pays d’une main de fer, multipliant les réorganisations au sein de l’appareil sécuritaire.