Lors de sa visite officielle à Cotonou, l’honorable Anita Anand a dévoilé une dimension peu médiatisée mais cruciale de la coopération entre le Bénin et le Canada. Au-delà des déclarations d’intention et des accords économiques, cette rencontre a ancré une vision ambitieuse : faire des femmes béninoises des actrices majeures de la transformation numérique et économique du pays.
Un financement concret pour briser les barrières
Le partenariat s’appuie sur un engagement financier sans précédent. Pas moins de 11,5 millions de dollars canadiens, soit 4,68 milliards de francs CFA, ont été alloués pour soutenir des initiatives ciblant l’autonomisation des femmes. Ces fonds ne se limitent pas à des discours : ils financent des programmes concrets d’entrepreneuriat féminin, d’accès au numérique et d’intégration économique durable.
Une entrepreneure béninoise, bénéficiaire d’un de ces programmes, partage son expérience : « Trop souvent, l’égalité des chances reste un vœu pieux. Ici, on parle de crédits accessibles, de formations certifiantes et de réseaux d’appui. C’est une inclusion tangible, pas une promesse en l’air. »
Le numérique, un accélérateur d’opportunités
Le volet numérique du partenariat vise à combler le fossé numérique qui freine encore trop de femmes béninoises. En leur offrant des outils digitaux et une formation adaptée, le projet permet à des milliers de femmes de s’inscrire dans l’économie moderne. Que ce soit pour gérer une entreprise, accéder à des marchés en ligne ou optimiser la logistique portuaire, le numérique devient un levier d’autonomie.
L’intégration des femmes dans les secteurs stratégiques, comme la gestion portuaire, est un choix délibéré. « Une femme formée en logistique ou en gestion portuaire ne se contente plus de survivre : elle contribue activement à la croissance économique », souligne une responsable locale.
L’effet multiplicateur sur l’économie locale
L’autonomisation des femmes n’est pas une fin en soi, mais un moyen de dynamiser l’ensemble de l’économie béninoise. En soutenant les entrepreneures, le partenariat mise sur un effet d’entraînement : chaque franc investi dans une femme se répercute sur sa famille, son quartier et même son pays.
« Quand une femme réussit, c’est toute une communauté qui en profite », témoigne une bénéficiaire. « Ces fonds nous donnent les moyens de grandir, de créer des emplois et de renforcer notre résilience face aux crises. »
Une collaboration gagnante pour les deux pays
Cette initiative illustre la force d’une coopération bilatérale bien ciblée. Le Canada apporte son expertise en matière de politiques d’égalité et de développement numérique, tandis que le Bénin y trouve une opportunité de moderniser son économie tout en réduisant les inégalités. Ensemble, les deux nations montrent que l’autonomisation des femmes est bien plus qu’un enjeu social : c’est un pilier du développement durable.