mission de Cyril Ramaphosa en RDC pour soutenir la lutte contre Ebola

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Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du Sud

Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, effectue ce mercredi 2 juillet une visite officielle en République démocratique du Congo (RDC), plus précisément à Kinshasa. Cette mission s’inscrit dans le cadre de son rôle de Champion de l’Union africaine pour la préparation, la prévention et la riposte aux pandémies (PPPR). Son déplacement intervient alors que la RDC fait face à une 17ᵉ résurgence de l’épidémie d’Ebola, une situation sanitaire particulièrement préoccupante.

Accompagné de la vice-ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Thandi Moraka, le chef de l’État sud-africain sera reçu par son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi. L’objectif ? Afficher le soutien unifié du continent africain envers la RDC dans sa lutte contre cette épidémie. Le communiqué de la Présidence sud-africaine précise que cette visite vise à « renforcer la coordination de la réponse continentale » face à cette urgence sanitaire.

Cette mission de solidarité s’articule autour de plusieurs axes majeurs :

  • Renforcer la coordination politique et technique entre les États membres de l’Union africaine pour mieux contrer la propagation du virus.
  • Mobiliser des ressources financières et logistiques afin d’appuyer les efforts de riposte en RDC et dans les pays voisins.
  • Consolider la préparation transfrontalière et les systèmes de santé publique du continent, pour une réponse plus efficace lors de futures crises sanitaires.

Le communiqué souligne que Cyril Ramaphosa, en tant que champion de l’Union africaine, a pour mission de « superviser la riposte contre Ebola » et de promouvoir « la solidarité avec les pays touchés ainsi qu’avec les acteurs de première ligne ». À ce jour, plus de 100 millions de dollars ont été collectés par les États membres pour alimenter le Fonds africain pour les épidémies. À l’échelle mondiale, les engagements financiers s’élèvent à plus de 910 millions de dollars, dont une contribution de 13,5 millions de dollars de l’Afrique du Sud.

L’épidémie actuelle, causée par la souche Bundibugyo, a été classée comme une urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dès le 17 mai 2026. Son expansion géographique et l’ampleur réelle des cas pourraient être sous-estimées en raison de plusieurs facteurs :

  • La forte mobilité des populations dans la région.
  • La fragilité des systèmes de santé locale.
  • L’insuffisance des infrastructures sanitaires dans certaines zones.
  • L’accès limité aux zones affectées par les conflits armés.
  • L’absence de vaccin ou de traitement spécifique contre cette souche d’Ebola.

Malgré ces défis, les autorités congolaises se veulent rassurantes. Elles rappellent avoir déjà maîtrisé seize précédentes épidémies d’Ebola grâce à une coordination étroite avec les partenaires nationaux et internationaux. Cette expérience accumulée est présentée comme un atout majeur pour contenir l’actuelle flambée.