Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ.

réforme électorale en Côte d’Ivoire : la 2PFJ insiste sur l’inclusivité du dialogue politique

La Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) a souligné l’urgence de lancer un dialogue politique inclusif et constructif pour accompagner les réformes électorales en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué transmis récemment, l’organisation a mis en avant la nécessité d’une approche transparente et participative pour consolider la démocratie ivoirienne.

Pour la 2PFJ, une analyse approfondie de la situation socio-politique du pays s’impose. Les crises successives ont laissé des traces profondes dans la société, et la réforme du système électoral, pilier de la stabilité nationale, ne peut se borner à une simple session d’information. L’organisation plaide pour une transformation de cette démarche en un espace de négociation républicaine, associant tous les acteurs nationaux.

Selon la plateforme, l’organe chargé de superviser les prochains scrutins doit émerger d’un consensus national afin de garantir la légitimité et l’adhésion de toutes les parties. Elle propose la création de commissions techniques mixtes, réunissant gouvernement, opposition et société civile. Ces structures auraient pour mission de déterminer les attributions, l’autonomie budgétaire et l’indépendance des nouveaux organes électoraux, ou toute autre configuration institutionnelle envisagée.

Le document, signé par Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ, insiste également sur la restauration de la confiance. L’organisation recommande la libération des détenus politiques et le retour sécurisé des exilés pour apaiser les tensions. Elle exige par ailleurs une représentation équitable des femmes et des jeunes au sein des futures instances électorales, afin de renforcer une gouvernance plus inclusive et pacifique.

La 2PFJ rappelle que les crises électorales ont marqué durablement les populations, mais souligne aussi la capacité des Ivoiriens à transcender leurs divisions lorsque l’intérêt commun est en jeu. Pour elle, la réforme de la gouvernance électorale représente une chance historique de bâtir une Côte d’Ivoire plus unie, stable et prospère.

Cette prise de position intervient après la dissolution de l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI). Le gouvernement a organisé, le 22 juin 2026, une rencontre élargie sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé, réunissant partis politiques, mouvements citoyens et acteurs de la société civile. L’objectif ? Examiner les pistes d’amélioration du cadre électoral et proposer des solutions durables pour les prochains scrutins.